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Un mécanisme d’évaluation contre la corruption

atouriste

Une rencontre dite d’information sur le mécanisme d’évaluation d’Haïti par les Nations unies, dans le cadre de l’application par Haïti de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), s’est tenue ce mardi 27 août 2013, à Pétion-Ville, en vue de sensibiliser les acteurs de 32 institutions de l’Etat et de la société civile. L’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), dont le directeur général, Antoine Atouriste, est l’expert principal pour Haïti, aura à coordonner sa mise en oeuvre.

Une telle rencontre se justifie par la nécessité de sensibiliser les concernés à l’évaluation d’Haïti. Ainsi, un comité d’experts indépendants nationaux réalise étape après étape ce processus sous la direction de l’ULCC afin d’obtenir la collaboration des acteurs. L’auto-évaluation entamée avec cette réunion est une étape de l’évaluation. « Le mécanisme mis en place pour effectuer l’évaluation est relativement complexe », a fait savoir le directeur général de l’ULCC, qui a présenté les 12 membres du comité d’experts nationaux.

« L’auto-évaluation est une étape de l’évaluation. Elle sera suivie de la visite in situ, au cours de laquelle les experts des pays évaluateurs, Colombie et Indonésie, viendront recueillir sur place des informations complémentaires auprès des autorités étatiques concernées, des représentants de la société civile et des milieux universitaires », a précisé le DG de l’ULCC.

« Haïti doit conduire sa propre évaluation dans un délai qui vient d’être prorogé, (ndlr : le délai était fixé au 31 août, la prorogation va jusqu’au 31 décembre 2013) et qui est en soi un devoir de maison avant d’être examiné par la Colombie et l’Indonésie, car le pays est en phase d’évaluation depuis le 1er juillet. L’exercice appelle à une forte mobilisation et la disponibilité des dirigeants des services publics », a reconnu Maridès Ménager Alexandre, représentant du Bureau du premier ministre.

C’est l’occasion pour l’Etat, selon Maridès Ménager Alexandre, de mesurer les avancées réalisées dans le cadre de l’application de la convention et d’identifier le chemin qui reste encore à parcourir pour combler les retards constatés. « Il ne s’agit plus d’un exercice de rhétorique, mais la recherche de réponses qui révèle les efforts consentis pour s’attaquer à un phénomène mondial considéré comme un frein pour des pays en développement », a fait savoir Maridès Ménager Alexandre en affirmant que la lutte contre la corruption exige un effort concerté.

« Le comité d’experts nationaux n’a pas reçu de l’ensemble des institutions toutes les informations nécessaires dans le cadre de l’auto-évaluation. Aussi avait-il sollicité auprès de l’organisme des Nations unies une prorogation de trois mois, pour mieux collecter les informations et préparer son rapport », a confié le directeur des Opérations de l’ULCC, Joseph Jean Figaro, qui a énuméré une montagne d’embûches semée sur la route de la mise en oeuvre de la Convention des Nations unies contre la corruption.

Amos Durosier, ex-directeur de l’ULCC, très connu dans le milieu universitaire, Marie Antoinette Cayemite, juriste, professeur à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Joseph Jean Figaro, directeur des Opérations de l’ULCC, avocat au Barreau de Port-au-Prince, Mimose Alexandre-Janvier, juge et juge d’instruction au tribunal de première instance de Port-au-Prince, Yvlore Pigeot, chef du service juridique à l’ULCC, sont quelques-uns des 12 membres du comité d’experts nationaux.

Dieudonné Joachim

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