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Le Gouvernement rejette les conclusions du rapport de la « Walk Free Foundation »

Port-au-Prince, le mardi 22 Octobre 2013.- Le Gouvernement d’Haïti rejette énergiquement  les conclusions d’un récent rapport de la « Walk Free Foundation » sur la prévalence  présumée « d’esclavage moderne » en Haïti.

En tant que premier pays à se libérer de l’esclavage, Haïti a toujours été à l’avant-garde de toutes les grandes luttes qui ont façonné l’humanité. Ce pays que dirige aujourd’hui le tandem Martelly/Lamothe est une Nation courageuse qui travaille avec fierté à la résolution de ses problèmes.

Ce rapport gonfle indûment les chiffres et va à l’encontre des efforts  consentis par l’État haïtien visant à trouver des solutions durables au problème. La « Walk free Foundation » arrive soi-disant avec ses conclusions en multipliant le pourcentage estimé de la population cible à partir d’enquêtes basées  sur des échantillons aléatoires et des estimations de sources secondaires.

Le Gouvernement n’a connaissance d’aucune enquête sérieuse  par sondage  sur cette question. Au contraire, sa propre analyse des estimations de sources dites secondaires laisse croire que ce rapport repose en grande partie sur des récits anecdotiques. Le Gouvernement appelle la « Walk Free Foundation »  à faire preuve de prudence et invite ses partenaires internationaux à soutenir les efforts de collecte de données de son organisme de protection de l’enfance.

Au cours des trois dernières années, l’administration Martelly a lancé de nombreuses initiatives visant à mettre fin à la pratique qui consiste à faire travailler des enfants dès le plus jeune âge. Celles-ci comprennent à la fois, le développement de la capacité des services de l’État et l’amélioration de la législation existante pour mettre fin à toutes formes de travail d’enfants en Haïti.

Le Gouvernement a également ciblé les causes profondes du travail domestique et le trafic d’enfants à travers le développement du Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO) pour soutenir les familles  en les permettant d’envoyer leurs enfants à l’école. Seulement cette année, l’État haïtien a scolarisé plus de 1,200,000 enfants. Le Gouvernement a également attaqué le problème à travers les programmes de « cash transfert » aux mères défavorisées  qui dirigent des familles monoparentales, lesquelles, sans cet appui de l’État haïtien, risquaient d’envoyer leurs enfants dans les rues pour y travailler.

Le Gouvernement haïtien à travers son programme d’assistance sociale « Ede Pèp » a également développé une initiative de grande envergure  qui consiste à fournir une aide alimentaire aux personnes vivant dans les quartiers difficiles.

Avec l’aide de l’UNICEF, le nombre de bureaux de l’agence de protection de l’enfance en Haïti est passé de quatre à dix facilitant ainsi aux familles l’accès aux services sociaux. Ces organismes ont mis en place un nouveau protocole pour la circulation des enfants, exigeant des documentations validées par les autorités compétentes avant tout déplacement de ces enfants au-delà des frontières d’Haïti.

Le Gouvernement  a travaillé avec des partenaires internationaux tels que l’OIM et l’UNICEF, à l’élaboration un projet de loi contre la traite des humains, qui, après avoir été approuvé par la Chambre basse, n’attend que la ratification du Sénat. Lorsque ce projet de loi sera adopté, elle pourvoira à la mise en place d’un groupe de travail interministériel  sur la traite des êtres humains et d’un plan d’action sur la question.

Le Gouvernement exhorte ses partenaires internationaux à aider Haïti dans le développement des techniques de collecte de données qui pourraient lui permettre non seulement de mesurer les impacts de ses initiatives, mais aussi de disposer d’informations fiables autour de la situation et des mouvements relatifs aux enfants en Haïti.

FIN

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