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Le directeur de la CAS dresse son bilan

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La Caisse d’assistance sociale (CAS) a dépensé plus de 23 millions de gourdes chaque mois pour venir en aide à des personnes en difficulté relevant des catégories sociales vulnérables pour l’année 2013, c’est du moins ce qu’a déclaré le directeur de la CAS, Lédor Louis, lors d’une conférence de presse lundi à la Primature. Entre les contraintes et perspectives, le directeur de la CAS se montre très satisfait de ses réalisations et promet de travailler en vue d’entretenir l’esprit de solidarité et d’assistance au sein de la société haïtienne.

Selon Lédor Louis, la Caisse d’assistance sociale représente un mécanisme important du système national de protection sociale et rencontre les préoccupations du gouvernement en matière de lutte pour la réduction de la pauvreté. Direction technique du Ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST), elle a ete créée en vue d’assurer aux vieillards, aux infirmes et aux enfants abandonnés la satisfaction de leurs besoins primordiaux tels que la nourriture, le logement et les vêtements.

Pour l’année 2013, la CAS a développé plusieurs programmes et activités. Parmi les plus connus, citons le programme de restaurant communautaire qui, à travers ces 23 centres de restauration, a délivré au moins 11 500 plats chaud par jour, soit près de 3 millions de plats pour l’année 2013. « Ce programme s’adressait principalement aux populations des quartiers pauvres qui ont besoin de notre aide», a-t-il dit.

Les programmes d’allocation financière aux personnes âgées et aux personnes handicapées, d’assistance médicale, d’allocation aux hospices, aux asiles et établissements assimilés sont parmi tant d’autres programmes pilotés par la Caisse d’assistance sociale pour l’année 2013. « Seulement pour le programme d’allocation financière aux personnes âgées, environ 10 000 bénéficiaires ont reçu une allocation régulière de 1 000 gourdes, a-t-il poursuivi. Plus de 2 000 personnes ont bénéficié du programme d’allocation aux asiles à travers 23 asiles communaux et centres assimilés.»

Interrogé sur la provenance du fonds de fonctionnement de la CAS, Lédor Louis a fait état de la loi du 26 mai 1971 qui fixe le régime des contributions devant alimenter la CAS ainsi que les responsabilités du département des Finances et des Affaires économiques quant à l’ établissement des procédures adéquates en vue de contrôler les montants prélevés.

Jusqu’au mois de février de l’année dernière, le prélèvement de 1%  de la masse salariale a permis à la CAS d’avoir une source de financement de 10 millions de gourdes par mois. « Grâce à un prélèvement de 1% de tous les salaires servis dans le privé comme dans le public, nous avons alimenté  notre caisse à plus de 24 millions de gourdes chaque mois pendant l’exercice 2012- 2013», s’est réjoui le directeur de la CAS.

S’il est satisfait du prélèvement de 1%, Lédor Louis croit que le MAST doit faire des efforts en vue de contrôler les autres montants que devrait prélevés la CAS. « La loi du 26 mai précise que l’État haïtien devrait prélever 8% des recettes provenant de la perception de la CFPB et 20% additionnels des droits de la patente acquittés par tout contribuable au profit des communes; jusqu’à présent, rien n’a été fait en ce sens », a-t-il expliqué.

Si les résultats parlent pour la CAS, le directeur croit qu’il y a beaucoup de choses à faire en vue d’améliorer la qualité et la quantité des services offerts à la population vulnérable. « La CAS se trouve dans l’incapacité de satisfaire toutes les demandes qui lui arrivent quotidiennement de partout, a-t-il fait savoir. La structure des besoins sociaux aujourd’hui éclate le cadre opératoire de la CAS qui n’arrive guère à offrir un accompagnement social adéquat aux diverses catégories vulnérables dans le pays.» Lédor Louis a déclaré , que la CAS va travailler à la déconcentration géographique de ses services,  notamment par l’augmentation et la redistribution géographique des interventions, en particulier dans les provinces.

Sur le plan du mode de ciblage des bénéficiaires, la CAS opère seulement selon un mode actif. « Ce sont les demandeurs d’aide qui sont servis, nous n’avons aucune garantie que les demandeurs soient vraiment les personnes les plus nécessiteuses, a-t-il souligné. Pour l’année 2014, nous comptons systématiser la modalité proactive d’intervention de financement pour aller vers les catégories les plus vulnérables et les plus nécessiteuses.»

Aujourd’hui, la CAS délivre ses services à plus de 20 000 bénéficiaires localisés un peu partout à travers le pays. Un tiers de ces derniers est constitué de personnes handicapées, de personnes âgées et d’orphelins recevant une prestation mensuelle régulière de 1 000 gourdes. Un autre tiers se compose généralement de jeunes en difficulté, de femmes seules et de demandeurs d’aides divers recevant une allocation ponctuelle.

 

Jocelyn Belfort

jbelfort@lenouvelliste.com

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